Exposition “Couleurs terrestres”

 
 

Et si ce que nous considérons comme un déchet pouvait devenir une matière à créer ?

L’exposition « Couleurs terrestres » invite à porter un autre regard sur les objets et les matériaux qui nous entourent. Objets usés, fragments récupérés, textiles, métal, couvercles, matières délaissées ou encore encres végétales deviennent ici des supports d’expérimentation et de création.

À travers des pratiques aussi diverses que le recyclage, l’upcycling, le détournement d’objet, l’assemblage, la sculpture, la peinture, la calligraphie ou encore le travail de matières naturelles, les artistes réunis dans cette exposition questionnent notre rapport aux objets et à leur usage.

Un objet destiné à être jeté n’est pas nécessairement arrivé au bout de son histoire. Il peut être transformé, détourné, assemblé à d’autres matières ou simplement regardé autrement. Il devient alors une nouvelle forme, une nouvelle fonction, parfois même le point de départ d’une création.

« Couleurs terrestres » rassemble ainsi des démarches artistiques qui ont en commun cette attention portée à la matière et à ce qui est habituellement délaissé. Les artistes jouent avec les formes, les textures, les couleurs et les savoir-faire pour faire émerger de nouvelles possibilités à partir de l’existant.

L’exposition réunit les univers de Yannick Beslot, Jérémy Gobé, Denis Rieu, le collectif L’Insoleuse, Lucie Bayens, Véronique Ivanovic et la Cie La Naine Rouge. Leurs pratiques, très différentes les unes des autres, offrent autant de manières d’aborder la transformation, le réemploi et le détournement des matières.

 

Autour de l’exposition

L’exposition « Couleurs terrestres » propose aux classes et aux structures un parcours culturel global, permettant aux enfants et aux différents publics de découvrir l’exposition et d’expérimenter les pratiques artistiques qui y sont présentées.

Ce parcours associe visites de l’exposition et ateliers de médiation, afin de créer un lien entre la découverte des œuvres, la rencontre avec les artistes et la pratique. Les participants sont ainsi invités à observer, manipuler, transformer et créer à partir de matières et d’objets, en explorant les notions de réemploi, de récupération et de détournement.

Les structures qui souhaitent en savoir plus sur les parcours proposés ou échanger autour d’un projet de médiation peuvent nous contacter par mail à mediation@culture-cenon.fr ou par téléphone au 07 82 45 15 83.

 

Les artistes :

Yannick Beslot Yannick Beslot

Yannick Beslot, alias YaB Lab, développe un travail autour de la récupération et de la transformation des objets. Il utilise des matériaux et des objets destinés à être jetés pour créer de nouvelles formes et de nouvelles sculptures.

À travers l’assemblage, le détournement et l’upcycling, il donne une seconde vie à ces éléments en leur offrant une nouvelle fonction et une nouvelle histoire. Son travail invite ainsi à regarder autrement les objets du quotidien et à s’interroger sur ce que l’on considère comme inutile ou arrivé en fin de vie.

Véronique Ivanovic Véronique Ivanovic

Véronique Ivanovic développe un travail autour de la matière, de la mémoire et de la lumière. Elle associe notamment la peinture acrylique à des matériaux recyclés pour créer des œuvres abstraites où fragments, couches et textures occupent une place importante.

Elle travaille à partir de matières existantes, de leurs traces et de leurs transformations. Entre abstraction et figuration, ses œuvres jouent avec les accidents, les superpositions et les formes organiques pour faire émerger de nouvelles compositions.

Jérémy Gobé Jérémy Gobé

Jérémy Gobé développe une pratique à la croisée de l’art, des sciences, des savoir-faire et des enjeux écologiques. Son travail s’intéresse aux matériaux, aux gestes et aux techniques anciennes, ainsi qu’aux relations entre l’humain et le vivant.

Il travaille notamment à partir d’objets sans usage, de matériaux délaissés et de savoir-faire oubliés. En 2017, il crée Corail Artefact, un projet mêlant art, science et industrie autour de la protection des récifs coralliens. Son travail cherche ainsi à créer des liens entre création, transmission des savoir-faire et environnement.

La Naine Rouge La Naine Rouge

Créée à Bordeaux en 2016, La Naine Rouge est une compagnie de théâtre de marionnettes réunissant quatre artistes. Sa démarche est pluridisciplinaire et mêle marionnettes, théâtre et arts visuels pour aborder des sujets de société à travers des formes artistiques accessibles et sensibles.

La compagnie accorde une place importante à l’imagination et au détournement des objets et des matériaux. Ceux-ci deviennent des éléments de création à part entière, transformés et réinventés au fil des projets. La Naine Rouge développe également des projets d’éducation artistique et culturelle, permettant aux différents publics de découvrir et d’expérimenter les pratiques de création.

Denis Rieu Denis Rieu

Denis Rieu s’inspire des paysages, des matériaux et des traces laissées par l’activité humaine. Un chemin forestier d’une cinquantaine de mètres est notamment devenu pour lui un véritable territoire d’exploration, à la rencontre de formes, de matières et d’objets trouvés.

Bois, métal, papier, argile, textile, plastique ou objets récupérés se mêlent dans ses créations. Par l’assemblage, la peinture, le modelage, la photographie ou encore la gravure, il compose des « objets-paysages », où se rencontrent nature, mémoire et matière. Il se définit comme un « artiste modeleur poétique ».

L’Insoleuse L’Insoleuse

L’Insoleuse est un collectif qui développe une pratique autour de la calligraphie et des encres végétales. Les encres utilisées dans leurs créations sont fabriquées par le collectif à partir de matières végétales, donnant une place importante à la couleur et à la matière naturelle.

La fabrication des encres fait ainsi partie intégrante de leur démarche artistique. Du choix des végétaux à leur transformation, chaque étape devient une manière d’expérimenter la matière et de créer à partir de ressources naturelles.

Lucie Bayens Lucie Bayens

Lucie Bayens développe une pratique artistique à partir du glanage. Elle collecte des déchets, des matériaux organiques, des plastiques et des objets du quotidien, rencontrés dans l’espace public, dans la nature ou dans son environnement proche.

Une fois collectés, ces éléments sont triés, assemblés et transformés dans son atelier. Ses installations associent parfois des matières inertes à des éléments vivants, notamment des plantes. Son travail interroge ainsi la mémoire des objets, le territoire et les relations entre l’humain, le vivant et son environnement.